Interview de Vincent Chasselon

NOM :
Vincent Chasselon
AGE : 37 ans
HOME : Marseille
ANNEE DE SURF : 24
SPONSORS : Billabong, SFT, Warner surfboard, color13
STANCE : Goofy
QUIVER : Egg fish, 5’10, 5’11, 6’0, 6’3, 6’6, 7’00
TRIP SURF : Hawaï, Moorea, USA, Sri lanka, Philippines,
indonésie, maldives, Australie, Nouvelle-calédonie,
Nouvelle Zélande, Caraïbe, Maroc, Réunion, Maurice,
Mexique, Espagne, Italie, + tour du monde
RESULTAT EN COMPET : 14eme au championnat de France
en surf open (1994)
1/4 de finaliste au Gotcha pro/am en sardaigne (1993)
Dans le cadre de la compétition de la Sardine dont le premier volet s’est
déroulé récemment, l'un des acteurs principaux de la scène du surf méditerranéen
était là, en tant que juge. J'en ai profité pour saisir ce grand monsieur pour
une interview
-Salut Vincent !! Comment as tu découvert le surf ?… et raconte nous tes débuts…
Ma première approche du surf c’était lorsque j’observais de la cafétéria Casino
les windsurfers de la plage du Prado et que je voyais des surfers se jeter de la
digue. Puis vers 11 ans je me suis acheté un pain de mousse, que mon père m’a
résiné et j’ai installé dessus un gros aileron de Funboard. En aout y
avait des vagues au Prado, je me suis jeté à l’eau, c’était ma première
session !! Sur une planche sans wax avec un bout de corde comme Leach et des
baskets au pied pour mieux tenir.
- Tu
as fait partie pendant longtemps du Surf Club de la Sardine, c’était comment à
l’époque ?
C’était très sympa !! A l’époque on avait mis en place un système de répondeur
qui permettait de savoir où étaient les vagues à longueur de journée. Chaque
membre du club réactualisait la messagerie en laissant un report. On rigolait
bien !!
-
J’ai appris qu’à l’époque il y a eu un projet de récif artificiel sur la plage
du Prophète à Marseille : Qu’en est il ?
Ce n’est pas exactement vrai, il y a eu des approches, mais bon c’est toujours
pareil avec les mairies des grandes villes, on ne sait jamais qui toucher, et
puis à l’époque lorsque tu parlais du surf en Méditerranée ils te riaient au
nez. Mais ça serait intéressant de relancer le projet car la baie de Marseille
est très propice.
-Raconte nous ton meilleur souvenir au sein du club ?
C’est quand on a pu envoyer la première compétition, le matin c’était plat au
Prado mais après le vent s’est levé et on a eu des vagues tout le week-end,
c’était miraculeux !!
- Tu
as pas mal voyagé !
Quels sentiments en retires tu dans ta vie et dans ton surf ?
Enormément de choses, déjà le surf en lui même est une aide assez grande pour
aborder la vie de tout les jours. Au début tu voyages parce que tu veux surfer
de nouvelles vagues et tu ne sais pas que le voyage va t’apporter plus. Les
vagues vont t’aider a avoir un bon niveau de surf et le trip à te démerder tout
seul.
-
Dans tout ça, tu as découvert une vague idéale ?
Probablement celle d’Arumgam Bay au Sri Lanka mais il y a eu énormément de
changements ces dernières années ! C’est un St Louis tropical géant ou tu
peux vivre avec rien du tout.
-
Pourquoi n’as tu pas quitté la Méditerranée avec le potentiel qu’on lui
connait ?
Le climat atlantique ne m’a jamais branché, en hiver l’air de rien le surf en
Méditerranée c’est mieux que sur l’Atlantique. J’ai eu tellement bon ici, si
fréquemment et seul, que je n’ai pas eu envie d’aller ailleurs. Et puis y a pas
que le surfing dans la vie….
-
Des photos de toi dans de solides conditions sur un reef un certain 1er
Novembre 2003 ont fait le tour d’internet.
Tu aimes le gros
Surf ?
Oui j’aime le surf d’engagement. Quand y a des grosses conditions comme ce 1er
novembre il faut s’engager à mort, ce jours la c’est le seul jour où j’ai
utilisé ma 7 pieds et j’ai pris la plus grosse boite de ma vie en me
prenant la lèvre de la vague dans la tête.
-A quand
le tow-in en méditerranée ?
C’est
sur que j’aimerais bien, car j’ai déjà le spot mais il faut les conditions et le
matos.
-
Comment expliques tu que ces dernières années les coups de Labé ont lieu en
hiver et qu’il y ait une baisse des flux de sud est ? Les vagues sont
elles moins fréquentes qu’avant ?
D’expérience les coups de Labé c’est toute l’année, on peut avoir des coups de
Labé aussi bien en été qu’en hiver. Le seul truc c’est qu’en automne ici il y a
du sud-ouest qui rentre plus facilement.
Là en ce moment ce qui se passe, c’est misérable, c’est des petits coups qui ne
sont pas intenses.
Quand j’avais 18 ans, il y avait à peu près 120 jours de surf par an et on ne
connaissait pas le quart de la météo et des spots.
-Tu es
sponsorisé par Billabong, qu’est ce que ca te fait que les grandes marques
s’intéressent aux méditerranéens ?
C’est
très sympa, ca m’arrange énormément. C’est assez intelligent de leur part, ils
ont compris qu’il y a un énorme marché sur la côte sud-est, qu’il y ait des
vagues ou pas.
- De nos
jours l’outil indispensable pour les prévisions météo, c’est internet. Tu t’y
es mis ? ou rien ne vaut un bon check matinal ?
C’est clair que le check matinal est primordial !! Maintenant c’est vrai
qu’internet va pas forcement être juste, mais internet va te dire quand tu dois
plus appuyer ton check matinal.
- Le
week-end dernier tu étais juge pour la compet junior à Marseille, t’en a
pensé quoi ?
Une grande joie, de voir qu’il y avait une autre génération qui pointait son nez
et qui est motivée !!
- Une
dernière chose à ajouter ? Je te laisse le mot de la fin !
Keep
Surfing !!!

Côte bleue 05 Mars 2006

Prado 1989-1990
Bowl du Cap saint louis 1987-1988